Un électricien de Nantes enchaîne les chantiers depuis trois ans. Son carnet de commandes déborde, il sous-traite une partie à un autre AE mais c'est instable. Il a fait le calcul : avec un salarié, il doublerait sa capacité de facturation. Mais à chaque fois qu'il commence à chercher, il se retrouve dans un brouillard de sigles — DPAE, CCN, PROBTP, Caisse Congés — et il reporte.
La réalité : embaucher n'est pas simple, mais c'est un processus fini. Il y a quatre démarches, dans un ordre précis. Une fois que tu les connais, le reste est de l'administration courante.
1. Salarié ou sous-traitant : le vrai comparatif
Avant d'embaucher, il faut savoir si embaucher est la bonne réponse. Un sous-traitant et un salarié ne rendent pas le même service, et le coût n'est pas le seul critère. Pour en savoir plus sur la sous-traitance et ses obligations légales : guide complet sur la sous-traitance BTP.
| Critère | Salarié | Sous-traitant |
|---|---|---|
| Coût direct | Salaire brut + ~55 % de charges (charges patronales + Caisse Congés Payés BTP) | Prix négocié, souvent plus élevé par heure |
| Disponibilité | Garantie — tu gères les horaires | Variable — il travaille pour d'autres aussi |
| Contrôle | Total : tu diriges, tu formes, tu délègues | Limité : tu achètes un résultat, pas du temps |
| Obligations légales | DPAE, contrat, CC, mutuelle, congés | Contrat de sous-traitance, agrément MO, vérif. assurances |
| Risque lien de subordination | Inexistant si contrat de travail correct | Requalification possible si dépendance exclusive |
| Quand privilégier | Surcroît permanent, compétence clé, fidélisation | Surcroît ponctuel, compétence spécialisée absente |
Si tu donnes des directives au quotidien sur les horaires, les méthodes et les outils d'un "sous-traitant" qui n'a que toi comme client, l'URSSAF peut requalifier la relation en contrat de travail — avec rappel de cotisations sur toute la période. La sous-traitance a une logique précise : elle ne remplace pas un salarié, elle complète une capacité.
La règle de décision : si tu as besoin de quelqu'un en permanence sur tes chantiers, avec des horaires que tu fixes, tu as besoin d'un salarié. Si tu as besoin d'une compétence ponctuelle (carrelage sur un chantier, électricité spécialisée), le sous-traitant est souvent plus simple.
2. La convention collective BTP : ce qu'elle impose
Dès que tu embauches un salarié en BTP, une convention collective (CCN) s'applique automatiquement — tu n'as pas à la choisir, elle est déterminée par ton secteur d'activité (code APE) et, pour le bâtiment, par ton effectif.
IDCC 1596 vs IDCC 1597 : laquelle s'applique ?
Contrairement à une idée reçue, ces deux conventions des ouvriers du bâtiment ne se distinguent pas par le type de métier (gros œuvre / second œuvre) mais par l'effectif de l'entreprise :
| Convention collective | Identifiant | Entreprises concernées |
|---|---|---|
| CCN des ouvriers du Bâtiment — entreprises jusqu'à 10 salariés | IDCC 1596 | Toutes les entreprises du bâtiment occupant jusqu'à 10 salariés — gros œuvre comme second œuvre |
| CCN des ouvriers du Bâtiment — entreprises de plus de 10 salariés | IDCC 1597 | Les entreprises du bâtiment occupant plus de 10 salariés |
Concrètement : si tu embauches ton premier salarié, ton entreprise compte moins de 10 salariés — c'est donc la CCN des ouvriers du bâtiment occupant jusqu'à 10 salariés (IDCC 1596) qui s'applique, que tu sois maçon, plombier ou électricien. Tu ne passeras à la CCN des entreprises de plus de 10 salariés (IDCC 1597) que lorsque ton effectif dépassera ce seuil. En cas de doute, ta Chambre des Métiers ou la FFB peut confirmer.
Ce que la convention collective impose concrètement
- Salaire minimum conventionnel : chaque niveau de qualification (manœuvre, ouvrier spécialisé, compagnon, chef d'équipe) a un salaire minimum mensuel garanti, supérieur ou égal au SMIC. La grille est révisée par accord de branche chaque année — consulte la convention sur Legifrance pour les montants actualisés.
- Congés payés BTP : les congés ne sont pas gérés par l'employeur mais par une Caisse de Congés Payés BTP régionale (voir section charges ci-dessous). Tu verses une contribution, la caisse paie ton salarié pendant ses congés.
- Primes conventionnelles : prime de panier de chantier (repas), indemnité de trajet (déplacement domicile-chantier), indemnité de petit déplacement, indemnité outillage. Les montants varient selon la CCN et la zone géographique — ces primes sont soumises à conditions mais souvent exonérées de cotisations sociales dans certaines limites.
- Durée du travail : 35h semaine, avec des règles d'aménagement spécifiques au BTP (travail annualisé possible, intempéries).
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3. Les 4 étapes pour embaucher
Étape 1 — DPAE avant le 1er jour (obligatoire)
La Déclaration Préalable À l'Embauche (DPAE) est l'acte fondateur de toute embauche. Sans elle, tu es hors-la-loi dès le premier jour de travail du salarié.
- Quand : au plus tôt 8 jours avant la prise de poste, au plus tard la veille (ou quelques heures avant si l'embauche est immédiate)
- Où : sur net-entreprises.fr (portail URSSAF) — la déclaration est entièrement en ligne
- Ce qu'elle déclenche automatiquement : affiliation du salarié à l'Assurance Maladie, ouverture du compte URSSAF, immatriculation à la retraite complémentaire
- Sanction en cas d'oubli : pénalité administrative URSSAF de 1 275 € par salarié non déclaré (300 fois le minimum garanti, montant 2026), plus le redressement des cotisations éludées. Si l'omission est intentionnelle, elle constitue un travail dissimulé par dissimulation d'emploi salarié (article L8221-5 du Code du travail), passible de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende
La DPAE prend moins de 5 minutes sur net-entreprises.fr. Tu as besoin du nom, prénom, date de naissance, numéro de sécurité sociale du salarié, et de la date et heure prévues de début de contrat.
Étape 2 — Le contrat de travail (CDI ou CDD)
Le contrat doit être remis au salarié au plus tard le jour de l'embauche. Il peut être verbal pour un CDI à temps plein en droit français, mais un contrat écrit est indispensable en pratique pour protéger les deux parties.
Mentions obligatoires pour un artisan BTP :
- Identité des parties (employeur + salarié)
- Poste et qualification (ex. : "Plombier — ouvrier professionnel coefficient X")
- Salaire brut mensuel et éventuelle prime
- Durée du travail (35h/semaine ou autre)
- Convention collective applicable (ex. : "Convention collective nationale des ouvriers du bâtiment, entreprises occupant jusqu'à 10 salariés — IDCC 1596")
- Lieu habituel de travail ou, pour le BTP, mention que le travail est itinérant (chantiers multiples)
- Période d'essai si applicable
Pour un CDD, le motif de recours doit être explicite (surcroît temporaire, remplacement, etc.) et la durée maximale respectée. En BTP, le CDD chantier est une forme spécifique qui permet de lier la durée du contrat à la durée d'un chantier précis.
Étape 3 — Affiliation à l'OPCO Construction
L'OPCO de la Construction (Opérateur de Compétences de la Construction, marque Constructys) collecte les contributions à la formation professionnelle pour tous les artisans et entreprises du BTP. L'affiliation est automatique si tu es à jour de tes cotisations sociales — elle se fait via l'URSSAF.
Ce que ça t'apporte concrètement : financement de formations pour ton salarié (habilitations électriques, sécurité chantier, permis spéciaux, montée en compétences). Les dossiers se gèrent sur constructys.fr.
La contribution formation (CPF, plan de développement des compétences) est incluse dans les charges patronales que tu verses à l'URSSAF — tu ne fais pas de démarche supplémentaire pour la payer. En revanche, pour demander des remboursements de formation, tu dois effectivement être enregistré auprès de l'OPCO Construction.
Étape 4 — Mutuelle d'entreprise obligatoire (PROBTP)
La branche BTP impose à tout employeur de couvrir ses salariés par une mutuelle collective prévoyance et frais de santé. PROBTP est l'institution recommandée par accord de branche — elle couvre la prévoyance (arrêt de travail, invalidité, décès) et les frais de santé.
- Délai : la mutuelle doit être souscrite avant la fin de la période d'essai, au plus tard dans les 30 jours suivant l'embauche
- Répartition : l'employeur finance au minimum 50 % de la cotisation, le salarié le reste
- Portabilité : si le salarié quitte l'entreprise pour chômage, il conserve la couverture gratuite pendant une durée proportionnelle à son ancienneté (maximum 12 mois)
Tu peux choisir un organisme concurrent à PROBTP si les garanties sont au moins équivalentes (résultat de la décision du Conseil constitutionnel de 2013) — en pratique, PROBTP reste la référence du secteur et simplifie les démarches.
4. Charges patronales : le calcul réel
La peur des charges est souvent exagérée parce qu'on confond "charges totales" et "charges nettes après aides". Voici le calcul brut d'abord, les aides ensuite.
Décomposition : salarié BTP, salaire brut 1 850 €/mois
Coût employeur — ouvrier BTP, salaire brut 1 850 € (indicatif 2026)
| Poste de charge | Taux indicatif | Montant |
|---|---|---|
| Salaire brut | — | 1 850 € |
| Maladie-maternité, invalidité (patronal) | 7,0 % | + 130 € |
| Vieillesse plafonnée + déplafonnée | ~10,4 % | + 192 € |
| Allocations familiales (part patronale) | 3,45 % | + 64 € |
| Accidents du travail / maladies prof. BTP | ~5,0 %* | + 93 € |
| Chômage (Unédic — part patronale) | 4,05 % | + 75 € |
| Retraite complémentaire AGIRC-ARRCO + CEG (T1) | ~7,3 % | + 135 € |
| Formation professionnelle + taxe apprentissage | ~1,7 % | + 31 € |
| Caisse Congés Payés BTP (spécifique BTP) | ~14,1 % | + 261 € |
| Mutuelle PROBTP (part patronale ~50 %) | — | ~+ 30 € |
| Coût total employeur | ~+ 55 % | ~2 861 € |
*AT/MP BTP : taux variable selon l'activité exacte et le secteur (gros œuvre vs second œuvre). Les taux ci-dessus sont indicatifs et donnés avant application de la réduction générale dégressive unique (RGDU) — à vérifier avec un expert-comptable ou sur urssaf.fr pour ton code risque. Taux AGIRC-ARRCO et CEG à vérifier sur agirc-arrco.fr.
La Caisse des Congés Payés BTP est le poste le plus surprenant pour un artisan qui vient d'autres secteurs. Contrairement au reste du marché du travail (où l'employeur gère les congés en interne), le BTP dispose de caisses régionales spécialisées. Tu verses environ 14 % de ta masse salariale à cette caisse, et c'est elle qui paie directement ton salarié pendant ses vacances. Ce système existe parce que les ouvriers BTP changent souvent d'employeur en cours d'année — leurs droits à congés sont ainsi préservés indépendamment de leur situation chez toi.
Réduction générale dégressive unique (RGDU) : l'aide structurelle
Depuis le 1er janvier 2026, l'ancienne « réduction Fillon » et les taux réduits des cotisations maladie et allocations familiales ont fusionné dans la réduction générale dégressive unique (RGDU). Elle réduit mécaniquement le coût d'un salarié : maximale au niveau du SMIC, elle décroît ensuite et s'annule à partir de 3×SMIC (contre 1,6×SMIC dans l'ancien dispositif). Elle s'applique sur la quasi-totalité des cotisations patronales.
À 1 850 €/mois brut (légèrement au-dessus du SMIC 2026 fixé à 1 823,03 €), la RGDU ramène le coût total employeur en dessous des chiffres bruts ci-dessus, selon les paramètres exacts de ton dossier. C'est automatique — tu n'as pas à en faire la demande, c'est appliqué dans le calcul URSSAF.
5. Aides et exonérations à l'embauche
Pas d'exonération spécifique « premier salarié » en 2026
Contrairement à une idée répandue, il n'existe pas en 2026 d'aide générale qui exonérerait totalement de cotisations patronales l'embauche du tout premier salarié. Le dispositif d'exonération « première embauche » a été supprimé de longue date, et les aides « premier salarié » ponctuelles des années passées (comme l'aide « Embauche PME » de 2016-2017) ne sont plus en vigueur.
Le vrai levier structurel pour réduire le coût d'un premier salarié est la réduction générale dégressive unique (RGDU), détaillée ci-dessous. Selon ta situation, elle peut se cumuler avec l'aide à l'apprentissage ou avec des exonérations zonées (zone France ruralités revitalisation, par exemple) si ton entreprise y est éligible. Pour un point précis sur les aides ouvertes à ta situation, l'URSSAF ou ton expert-comptable reste la référence.
Aide à l'embauche d'un alternant / apprenti
Pour une embauche en contrat d'apprentissage, les entreprises de moins de 250 salariés perçoivent une aide à l'embauche pouvant aller jusqu'à 5 000 € (6 000 € si l'apprenti est en situation de handicap), versée au titre de la première année du contrat. Ce montant est fixé par le décret n° 2026-168 du 6 mars 2026 pour les contrats conclus à compter du 8 mars 2026 ; il ne dépend pas de l'âge de l'apprenti (montants à vérifier chaque année sur travail-emploi.gouv.fr). Le coût d'un apprenti est par ailleurs très faible car le salaire est exprimé en pourcentage du SMIC selon l'âge et l'année du contrat.
Pour un artisan qui veut former quelqu'un à son métier dès le début, l'apprentissage est souvent le meilleur point d'entrée avant une embauche en CDI. Pour un acompte ou une avance sur chantier en parallèle : voir aussi comment gérer les acomptes chantier en BTP.
RGDU (rappel)
Applicable aux salaires jusqu'à 3×SMIC depuis 2026, sans démarche particulière. Elle est calculée et déduite automatiquement dans ta déclaration DSN (Déclaration Sociale Nominative) mensuelle. Assure-toi que ton logiciel de paie est paramétré correctement — un oubli ou un mauvais paramétrage peut représenter 200 à 400 €/mois manqués.
Pour le financement de la montée en charge et la gestion de trésorerie liée à la première embauche, consulte notre guide charges artisan BTP 2026 : décomposition complète et, si tu envisages un changement de statut avant ou pendant l'embauche, passer de AE à SASU ou EURL en BTP.
Cet article est fourni à titre informatif. Les taux de charges patronales, grilles salariales conventionnelles et montants des aides à l'embauche sont indicatifs et susceptibles d'évoluer à chaque loi de finances. Ils ne constituent pas un conseil juridique, social ou fiscal personnalisé. Pour ta situation spécifique, consulte un expert-comptable ou le service d'accompagnement de ta CMA.
Questions fréquentes
Peut-on embaucher un salarié en étant auto-entrepreneur (micro-entrepreneur) ?
Oui, c'est légalement possible. Le statut de micro-entrepreneur est un régime fiscal et social, pas une forme juridique qui interdit d'employer. Un artisan BTP en micro-entreprise peut recruter un salarié. En pratique, passé un certain volume d'activité, la plupart des artisans ont déjà dépassé le seuil de CA du régime micro (83 600 €/an pour les services artisanaux en 2026) et opèrent en SASU, EURL ou EI au régime réel. Si tu es encore en micro et que tu veux embaucher, vérifie d'abord ton seuil de chiffre d'affaires avec un comptable.
Faut-il changer de statut (SASU, EURL) pour embaucher en BTP ?
Non, il n'y a pas d'obligation légale. Une entreprise individuelle (EI) peut très bien avoir des salariés. En revanche, si ton activité grandit au point de nécessiter un salarié permanent, tu as souvent intérêt à passer en SASU ou EURL pour des raisons fiscales (IS vs IR), de protection patrimoniale et de crédibilité commerciale. Ces deux questions — statut et embauche — sont distinctes et peuvent être traitées séparément.
PROBTP est-il obligatoire ou peut-on choisir un autre assureur ?
La branche BTP impose une couverture collective mais pas un assureur précis. PROBTP est l'institution de référence recommandée par les partenaires sociaux de la branche : suite à la décision du Conseil constitutionnel de 2013 sur les clauses de désignation, les branches ne peuvent plus imposer un organisme unique. Tu peux donc souscrire un contrat concurrent à condition que les garanties soient au moins équivalentes à celles prévues par l'accord de branche. En pratique, PROBTP reste la solution la plus simple pour la conformité et les démarches — surtout pour un premier salarié.
La Caisse des Congés BTP : comment ça marche concrètement ?
Tu verses chaque mois ~14 % du salaire brut de ton salarié à la Caisse de Congés Payés BTP de ta région (ex : Congés Intempéries BTP Île-de-France). C'est cette caisse qui paie ton salarié directement pendant ses congés — tu ne verses rien de plus à ce moment-là. Le système protège le salarié qui travaille pour plusieurs employeurs dans l'année : ses droits à congés sont cumulés chez la caisse et pas chez toi seul. Pour toi, c'est une charge à provisionner chaque mois, indépendante du calendrier réel des congés.
Quelle convention collective s'applique à mon artisan BTP : IDCC 1596 ou 1597 ?
Pour les ouvriers du bâtiment, la convention dépend de l'effectif de ton entreprise, pas de ton métier. Entreprise occupant jusqu'à 10 salariés → IDCC 1596. Entreprise occupant plus de 10 salariés → IDCC 1597. Un artisan qui embauche son premier salarié relève donc de l'IDCC 1596, qu'il fasse du gros œuvre ou du second œuvre. En cas de doute, ta CMA ou la FFB peuvent confirmer. L'erreur de convention collective peut entraîner un redressement si les minima salariaux ou les primes de la bonne convention ne sont pas appliqués.
Sources
- net-entreprises.fr — DPAE (Déclaration Préalable À l'Embauche) — portail officiel URSSAF, déclaration en ligne obligatoire avant embauche
- service-public.fr — Procédure et formalités d'embauche d'un salarié du secteur privé — DPAE, contrat de travail, registre du personnel
- Légifrance — CCN des ouvriers du Bâtiment, entreprises de plus de 10 salariés (IDCC 1597)
- Légifrance — CCN des ouvriers du Bâtiment, entreprises occupant jusqu'à 10 salariés (IDCC 1596)
- urssaf.fr — La réduction générale dégressive unique (RGDU) — calcul, conditions 2026
- constructys.fr — OPCO de la Construction — financement formation professionnelle BTP
- probtp.com — PROBTP — prévoyance et frais de santé collective BTP
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